vendredi 14 mars 2008

Collèges "Ambition réussite" : des promesses non tenues !

Voici un courrier d'un Principal de collège qui a décidé d'informer sur le sort réservé aux collèges "Ambition-Réussite" qui ont remplacé les Zones d'Education Prioritaire.

Bonsoir,

J'occupe depuis cette rentrée la fonction de Principal d'un Collège dit "difficile", classé "Ambition Réussite". 82% des élèves sont issus de catégories socio-professionnelles très défavorisées. Un Collège ghetto, avec ses problèmes quotidiens, et les problèmes de violence dans le quartier.
Je suis très fier d'avoir travaillé pendant plusieurs années à Meaux, puis dans la banlieue de Lyon pendant 4 ans, et aujourd'hui ailleurs dans le Rhône. Fier d'être fonctionnaire de la République, d'assumer cette mission de service public tant décriée.

Ce soir, ma fierté m'a abandonné. J'ai honte. J'ai surtout honte de devoir affronter le regard des professeurs, des surveillants, des partenaires extérieurs, des parents d'élèves et des élèves.

Vous vous souvenez tous de la promesse de notre président de la République pour ne pas laisser les "orphelins de 16 heures" à la rue ?

Vous vous souvenez des annonces de M. Darcos, Ministre de l'Education nationale, à propos de la mise en place de l'accompagnement éducatif, ce dispositif devant accueillir tous les collègiens de 16 heures à 18 heures ?

La circulaire a paru au journal officiel le 13 juillet 2007. Je l'ai découverte en détails au moment même où je prenais mes fonctions au Collège X fin août, comme tous mes autres collègues Principaux de Collèges en Education prioritaire (près de 1500 Collèges dans toute la
France).

Je me suis mis en quatre pour mettre en place ce dispositif, car je suis un fonctionnaire responsable. J'ai mis mes opinions de citoyen dans ma poche, et j'ai tout fait pour que ce dispositif soit un succès.

Je rappelle à tous que cet accompagnement éducatif devait concerner les élèves volontaires, encadrés par des enseignants volontaires.

Sur 365 élèves, j'ai réussi à en convaincre 225: 61,5 % de l'effectif total. La moyenne dans le Rhône tourne autour de 28 %.

Sur 47 enseignants, j'en ai convaincu 29. Je suis allé solliciter la MJC du quartier pour mettre en place un atelier de danse urbaine.
J'ai sollicité le Centre social pour mettre conjointement en place l'aide aux devoirs, 3 fois par semaine. 100 % des élèves de 6ème étaient inscrits à cette dernière action. J'ai sollicité une compagnie artistique pour mettre en place un atelier d'écriture. Les professeurs ont ensuite proposé un atelier de sciences physiques, un club journal des collégiens, une activité escalade, trois groupes de soutien en mathématiques, deux groupes de soutien en français. J'étais en pourparlers avec un club d'échecs et un autre de rugby pour enrichir l'offre.
J'ai même réussi à débaucher un danseur de la maison de la danse, qui vient de partir pour le cirque du soleil à Las Vegas....

Tout cela a bien sûr un coût. Vous vous en doutez.

L'Inspection académique et le Rectorat nous ont transmis courant octobre 2007 une enveloppe d'heures pour les professeurs et les intervenants extérieurs (pour ces derniers, ces heures devaient être transformées en vacations, payées 15 € de l'heure).

Je disposais de 1476 heures. C'est à partir de cette enveloppe que je n'avais pas demandé que j'ai construit mon offre. J'ai informé les parents d'élèves, et le 12 novembre, les actions se sont mises en place.
L'aide aux devoirs avait commencé dès le 20 septembre. Les élèves étaient pour la plus part d'entre eux très heureux.
Début décembre, j'ai mis en paiement auprès du Rectorat les heures effectuées en septembre, octobre et novembre: 398 heures.

Cet après-midi, mardi 29 janvier 2008, réunion officielle à l'Inspection académique. L'inspecteur d'Académie préside la réunion, flanqué de ses deux adjoints et de deux chefs de service. Configuration inhabituelle.. Curiosité puis inquiétude.

L'Inspecteur d'Académie ne le dit pas explicitement, car nous sommes tous soumis au même devoir de réserve. "Le dispositif n'est pas supprimé, mais on a réduit la voilure". On a seulement supprimé les heures pour le faire fonctionner. Au lieu des 1476 heures, je n'en ai plus que 397 pour terminer l'année scolaire. Cela vient directement du Ministère. C'est identique dans toutes les Académies, l'Inspecteur d'Académie nous l'a confirmé, comme s'il voulait nous consoler. Tous mes collègues sont dans la même stupeur (40 Principaux de Collège abasourdis).

J'ai dépensé 1 heure de plus que ce à quoi j'ai droit. Et les heures effectuées en décembre et en janvier ne sont pour l'instant pas honorées (j'ai compté 221 heures pour ces 2 mois). Je n'en ai plus les moyens. C'est noble le bénévolat, mais, là, on atteint des limites...

Concrètement, dès lundi prochain, 4 février 2008, toutes les actions décrites ci-dessus s'arrêteront, faute de moyens. Je ne vous fais pas de dessin.

Oui, j'ai honte ce soir. Honte pour les élèves. Honte pour les parents d'élèves. Honte pour les profs. Honte pour les partenaires exterieurs. Je ne sais toujours pas comment je vais leur annoncer la chose.

Merci M. Sarkozy pour vos promesses péremptoires. Merci M. Darcos pour avoir démontré la crédibilité du système éducatif français.

Bonsoir les amis, vive la République..

Bernard Étrillard

lundi 10 mars 2008

Les dates de fin des cours sont connues...

Collège

6ème / 5ème / 4ème : Mardi 24 juin 2008 à 17h00
3ème : Vendredi 20 juin 2008 à 17h00

Lycée

2ndes : Vendredi 13 juin 2008 à 12h00
1ère : Vendredi 13 juin 2008 à 12h00
Terminales : Samedi 7 juin 2008 à 12h00
CPGE : Vendredi 27 juin 2008 à 12h00

vendredi 8 février 2008

NON à la "base élèves" !

La FCPE 92 réaffirme son opposition à la mise en place du système « base élèves ».

Vous trouverez ci-dessous :
- un texte de déclaration de la FCPE 92
- un lien sur le site de la LDH de Toulon comportant quelques informations très utiles http://souriez.info/Refusons-Base-eleves
- un lien sur la pétition nationale initiée par la Ligue des Droits de l'Homme avec le soutien de nombreuses organisations sur le site de la FSU 92
http://sd92.fsu.fr/IMG/pdf_pdf_petition.pdf

La FCPE 92 n’a obtenu, aujourd’hui, aucune nouvelle garantie permettant de lever ses premières inquiétudes et interrogations qui l’avaient conduit à demander l’arrêt de la mise en œuvre du logiciel base élèves premier degré.

La FCPE 92 n’a toujours aucune garantie sur :

- La sécurité de cette base contre les risques de piratage informatique. Les mêmes garanties avaient pourtant été fournies en 2007 mais le résultat fut : la mise à disposition de toutes des informations sur Internet quelques semaines plus tard. Cela ne pouvait pas arriver et pourtant. L’attribution de nouveaux codes à usage unique ne peut pas davantage garantir la sécurité d’un échange de fichiers sur Internet.

Les possibilités d’interrogation et d’interconnexion de cette base. En juin 2007, la FCPE avait obtenu l'assurance que les données nominatives ne seraient accessibles qu’aux acteurs locaux sous l’autorité de l’IA-DSEN. La loi de prévention de la délinquance fait sauter les verrous annoncés par le ministère de l’Éducation Nationale. C’est bien, sur la transmission d’informations entre l’école, le maire, les organismes chargés du versement des prestations familiales et l’inspecteur d’académie, les directeurs d’école et chefs d’établissement que la CNIL a été saisie par les ministères de l’Éducation nationale et le Ministère de l’Intérieur.

- L’utilisation de cette base. Elle devrait permettre une meilleure gestion administrative des élèves par les directeurs et directrices des écoles (inscription, admission, non fréquentation, répartition dans les classes, suivi des effectifs, suivi de la scolarité). Les champs de cette base vont bien au delà de ce besoin avec, les CSP, les RASED, et dans la nouvelle version les PPRE.

- La suppression des champs tels que Nationalité, date d’arrivée en France, ….. Le champ Nationalité n’est certes plus obligatoire mais il n’a pas été supprimé comme nous le demandions. Pourquoi ?

- L’historisation des données pédagogiques de l’élève. La possibilité de consulter sur plusieurs années l’historique de l’élève existe dans la dernière version logicielle. Pourquoi ?

Pour ses raisons, entre autres, la FCPE 92, estimant n’avoir aucune réponse claire à ces premières interrogations, demande, en application du principe de précaution, le retrait de base élèves.

Issy les Moulineaux, le 6 Février 2008

vendredi 1 février 2008

Prochaine réunion FCPE : Mercredi 6 février

RV à toutes et à tous mercredi soir au parloir pour notre rencontre mensuelle !

On compte sur vous !

mardi 29 janvier 2008

Dates du Bac Français bien tardives !

LE SIEC vient de communiquer les dates des oraux des épreuves anticipées de français du baccalauréat : ils se dérouleront du 1er au 8 juillet 2008 ( et non en juin comme les années précédentes ), l'écrit ayant lieu le vendredi 20 juin.

Nous espérons que vous n'avez pas déjà prévu vos vacances !!!

En ce qui concerne le baccalauréat, comme vous le savez déjà (notre article du 16 janvier dernier), les écrits démarrent une semaine plus tard ( le 16 juin ) mais tout sera terminé pour le 9 juillet.

lundi 28 janvier 2008

Un forum très intéressant...


Le prochain Forum Retz - Le monde de l’éducation aura lieu le mercredi 12 mars 2008, à la Maison de la Mutualité, Paris, de 9h à 13h, sur le thème :

Comment l’école peut-elle s’adapter à chaque élève ?
Découvrez le programme détaillé en ciquant sur la page de programme...

ATTENTION : Inscription gratuite mais obligatoire

· par e-mail : forum@editions-retz.com
· par fax : 01 72 36 48 65
· par courrier : Éditions Retz - 9 bis rue Abel Hovelacque - 75013 Paris
Merci de préciser lors de votre inscription : prénom, nom, adresse, CP, ville, fonction et email.

vendredi 25 janvier 2008

Conférence "L'Estime de soi" : RV le 5 février prochain !


Cette conférence, animée par Philippe JEAMMET, Psychanalyste, chef du service psychiatrie et du jeune adulte de l’institut Montsouris.
Certains de nos parents l'ont déjà entendu, c'est un intervenant de très grande qualité...nous vous le recommandons vivement !

Mardi 5 Février 2008 à 18h30 au Théâtre du lycée

Le sujet...

Parce que la puberté contraint l’adolescent à construire de nouvelles distances entre lui et ses parents, elle représente une mise à l’épreuve des ressources personnelles de l’adolescent, c’est à dire de son image de lui et de son estime de soi. Plus celles-ci s’avèrent défaillantes, plus l’adolescent est contraint de retrouver une nouvelle maîtrise d’une situation qui le déborde. L’expérience montre qu’il la retrouve plus aisément dans la destructivité et l’auto sabordage que par la créativité. La rencontre avec les adultes, en particulier les parents et leur façon de répondre, peuvent être déterminantes.